Assemblée générale 2018

La vie quotidienne au temps de la Réforme

La vie quotidienne au temps de la Réforme : Elisabeth Reichen-Amsler, dans le rôle d'une épouse de la réforme et Michael Landgraf dans celui d'un maître imprimeur.

La Société biblique suisse (SBS) a tenu son Assemblée générale le 22 mai 2018 à Bienne. Elle a notamment communiqué sur son nouveau logo, sur le label "Code d’honneur" qu’elle a reçu en 2017 et sur sa nouvelle stratégie. En outre, l’Assemblée a élu un nouveau membre : la Fédération d’Eglises évangéliques luthériennes. Quant au programme de l'après-midi, il était consacré à la vie quotidienne au temps de la Réforme.

L’Assemblée 2018 de la SBS s'est tenue dans la Maison Saint-Paul de la paroisse réformée de Bienne. Martin Vogler, vice-président, a souhaité la bienvenue aux quelque 55 délégués, membres individuels et hôtes présents. La matinée fut consacrée à la partie statutaire. Jakob Bösch, membre du Comité et ancien président de la SBS, a présidé la séance. Les membres ont élu à l'unanimité la Fédération d’Eglises évangéliques luthériennes en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein (BELK) comme nouveau membre collectif de la SBS.

Le label de qualité "Code d’honneur"

Le 24 août 2017, la SBS a reçu le Code d’honneur, par lequel elle s'engage à faire preuve de transparence dans ses relations publiques, de netteté dans sa comptabilité et de responsabilité dans l'utilisation des dons reçus. Le 30 juin 2017, la Fondation "Code d'honneur" a été créée pour prendre le relais du "Code d'honneur du Réseau évangélique suisse (RES)". Ceci renforce l'indépendance du label vis-à-vis du RES. Cette mutation en une fondation autonome a pour conséquence la complète reformulation des conditions de certification. La SBS dispose de trois ans pour adapter l'ensemble de ses règles à ces nouvelles prescriptions.

Comptabilité selon la norme Swiss GAAP RPC 21

Les comptes de la SBS sont établis conformément aux dispositions de la norme Swiss GAAP RPC 21. Cette présentation comptable, recommandée pour les organisations à but non lucratif, est obligatoire pour les associations signataires du Code d'honneur.

Rapport annuel et comptes 2017

L'Assemblée a approuvé à l'unanimité le rapport annuel et sans voix contraire les comptes 2017, qui affichaient un déficit de 120'090 francs.

Téléchargez ici le rapport annuel 2017 en format PDF.

Quelques détails sur les comptes :

— Les dons, legs et contributions ont augmenté d'environ 117'000 francs. Cette somme inclut la dernière tranche versée en 2017 d'un legs de l'année précédente.

— Les recettes de la vente et autres prestations ont augmenté de près de 8000 francs. Si le produit d'exploitation a augmenté de 5 % par rapport à 2016, le budget n'a toutefois pas été atteint.

— "Charges pour les prestations fournies selon Swiss GAAP RPC 21": les charges administratives, les charges de prestations directes et les frais de fundraising et de publicité s'élèvent à 10,78%, 77.51%, respectivement 11.71% du total des charges d'exploitation.

— Si l'on déduit le résultat d'exploitation des charges d'exploitation, on obtient un bénéfice d'exploitation d'environ 144'700 francs. Les prélèvements/attributions de fonds ont toutefois une incidence importante sur le résultat annuel. Le fait d'avoir plus versé que prélevé dans les fonds a un impact négatif sur le résultat. 265'000 francs ont été déduits du bénéfice de 145'000 francs, ce qui mène à un résultat annuel déficitaire de CHF 120'090.39.

Stratégie sous toit

Eva Thomi, directrice de la SBS, a parlé de la stratégie 2017-2022. Développée avec un support externe, elle inclut également une nouvelle charte et un nouveau logo. La SBS dispose maintenant d’une stratégie faîtière chapeautant quatre domaines stratégiques : "Coopérations internationales", "Productions", "Vente" et "Travail en Suisse". Des mesures et des objectifs appropriés ont été définis pour chacun des domaines. Prenons pour exemple les "Coopérations internationales" : les objectifs définis sont, entre autres, de développer la collaboration dans les régions linguistiques autour de la Suisse et de favoriser les projets principalement en Arménie, au Liban, en Palestine, en Sibérie, au Soudan du Sud, au Pérou, au Tchad, au Cameroun et en Namibie. La stratégie a été entérinée par le Comité lors de sa dernière séance. Reste à planifier les ressources, subordonnées à une analyse de faisabilité. 

Immersion dans la vie quotidienne de l’époque de la Réforme

Le programme de l'après-midi a offert une immersion dans la vie quotidienne de l'époque de la Réforme, avec deux prestations :

Michael Landgraf, théologien, écrivain et ambassadeur de la Réforme, donna un aperçu de la vie quotidienne à l'époque du bouleversement de la Réforme, en interprétant avec beaucoup de charisme le rôle d'un maître imprimeur. Il a souligné que cette période était également marquée par la peur. Martin Luther et les réformateurs ont eu beaucoup de succès parce qu'ils prêchaient que Dieu est amour. Michael Landgraf a parsemé sa prestation par la lecture de quelques extraits de son roman historique "Der Protestant", qui pose un éclairage fascinant sur les années 1500 à 1529 dans le sud-ouest de l'Allemagne.

Elisabeth Reichen-Amsler, diacre fraîchement retraitée de l'Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel, a quant à elle endossé le rôle de Wibrandis Rosenblatt. Elle a fasciné son public en racontant la vie de cette veuve qui fut successivement l’épouse de trois réformateurs renommés : Johannes Œcolampade, Wolfgang Capiton et Martin Bucer. Son existence ne fut pas toujours facile. Wolfgang Capiton, par exemple, était dénué d’esprit pratique. Il souffrait de dépression et se débattait dans de graves problèmes financiers après s'être naïvement et  à plusieurs reprises porté garant. Wibrandis dut donc faire preuve d'une grande parcimonie afin d'être en mesure de répondre aux besoins des nombreux assistés habituels d’une cure protestante de cette époque.